Incendies : de quelles réserves dispose la Suisse ?

Entraînement du Bataillon de Sauvetage 1 à Épeisses en août 2025, @Bat Sauv 1

Ces dernières semaines, les terribles incendies ayant touché les environs de Madrid en Espagne, différentes régions en Grèce ainsi que ceux en Gironde et dans les Landes en France ont occupé les esprits. Trente-quatre sapeurs-pompiers suisses issus des corps professionnels de Genève, Vaud et Neuchâtel y ont d’ailleurs été envoyés pour soutenir nos voisins dans leur lutte contre les feux de forêt, ainsi que trois hélicoptères Super Puma appuyé par une équipe de 22 personnes, en Corse.

Ces deux équipes et trois voilures tournantes témoignent d’un esprit de solidarité avec notre voisin. En revanche, l’on peut considérer que ces chiffres restent tout de même restreints, surtout dans l’optique où nous avons pour habitude de vanter notre système de milice, qui devrait permettre de mobiliser des milliers de citoyens en peu de temps. Sans vouloir polémiquer inutilement, tâchons d’expliquer pourquoi l’aide helvète est numériquement modeste, et nous demander comment elle pourrait être augmentée, et pour quel intérêt.

D’une part, le nombre de nos pompiers professionnels est limité, dépassant tout juste 1000 sapeurs, puisque nos corps de soldats du feu sont en grande majorité organisés selon le principe de la milice. On en compte plus de 73 000 répartis dans les divers services dédiés. En outre, la sécheresse touche passablement notre pays, et suscite des craintes, surtout lors du premier août et son lot d’inconscients. Il apparaît ainsi nécessaire de conserver des forces vives dans le pays. Il faut ajouter à cela que nos volontaires ne sont que partiellement formés à la lutte contre les feux de forêt. À mi-juillet, seuls 200 Vaudois avaient par exemple suivi le cursus idoine. Le mouvement prend cependant de l’ampleur, le canton de Vaud venant de recevoir son premier tonne-pompe dédié spécialement à cela (camion-citerne feux de forêt – CCFM). Quatre devraient être en service l’année prochaine. Mais tout cela reste limité et semble, malheureusement, déjà promis à une utilisation soutenue si les incendies de culture se multiplient, comme cela a été le cas durant le mois de juillet. Cela dit, le Dr Gianni Boris Pezzatti, responsable du site de Cadenazzo (TI) de l’Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage (WSL), estime que la Suisse n’aura pas à faire face à des incendies de l’ampleur de celle en Gironde, du fait de notre topographie vallonée. Les montagnes, si elles impliquent des conditions de lutte difficiles, empêchent le feu de se propager largement. Nos plaines ne comptent quant à elles pas de forêts très étendues, même si les bois du Jorat forment déjà un ensemble respectable.

Dès lors, auprès de quelle réserve les autorités pourraient-elles se tourner en cas d’événement exceptionnel, en Suisse ou à l’étranger ? L’on aurait tendance, pour le cas national, à se tourner vers les corps de protection civile (PCi), qui sont cantonaux et comptent 57 000 incorporés, alors que l’effectif réglementaire est de 72 000 astreints. Outre ce déficit numérique, ces organismes ne sont actuellement ni formés ni équipés pour lutter contre les feux de forêt. Dans pareille situation, ils pourraient bien évidemment venir en aide aux sapeurs-pompiers, entre autres en transportant l’eau à proximité des incendies, en montant des bassins de stockage, en assurant l’évacuation et l’hébergement d’éventuels sinistrés, en assurant la régulation du trafic, et en s’occupant du ravitaillement des personnes engagées dans la lutte par exemple. Si ces actions sont importantes et permettent aux pompiers de se concentrer sur leur mission première, elles ne permettent toutefois pas d’augmenter directement la capacité à durer des soldats du feu, d’autant plus, on le rappelle, que ces derniers ont des professions à côté de leur engagement volontaire, et qu’il est donc difficilement imaginable de les voir s’absenter des jours durant.

Les missions de la PCi pourraient toutefois changer à l’avenir. En effet, le Conseil fédéral a lancé fin juin la consultation d’un projet visant à fusionner service civil et PCi. Les contingents resteraient cantonaux mais la formation et l’équipement deviendraient prérogatives fédérales. Si cette réforme est acceptée et entre en vigueur – nous en sommes loin – il se trouvera peut-être un intérêt pour la lutte incendie, compte tenu de la croissance de cette problématique, appelée à devenir un enjeu régulier pour les autorités suisses, réchauffement climatique oblige. Et, qui sait, les moyens mis en commun permettront peut-être l’achat d’hélicoptères destinés à servir les cantons lors des missions d’aide en cas de catastrophe ? La Confédération ne possède aujourd’hui en tout et pour tout que 24 hélicoptères moyens Super Puma/Cougar et 18 légers EC-635. Cela fait relativement peu, surtout lorsque l’on considère les appareils immobilisés pour la maintenance et ceux utilisés pour la formation, sans parler des ressources humaines, elles aussi limitées dans ce domaine spécifique. Berne peut toutefois compter sur un certain nombre de compagnies privées à même d’effectuer des missions de lutte incendie.

La question de savoir si des bombardiers d’eau seraient utiles en Suisse revient à intervalle régulier, et ce jusqu’au Parlement. En 2023, Pierre-Alain Fridez avait demandé que la Suisse acquiert un tel appareil. Le Conseil fédéral avait répondu que les moyens actuels suffisaient et le Parlement a classé l’objet l’été dernier. Il faut également étudier si ces imposants appareils sont adaptés aux opérations en Suisse. Dans une partie non négligeable du territoire, composé de vallées encaissées les évolutions de ces imposants appareils pourraient se montrer risquées. Par ailleurs, l’écopage (le remplissage) de certains modèles de bombardiers implique de très larges zones d’interdiction de navigation dans nos lacs, mesure qui serait certainement complexe à faire respecter, en plus d’être très impopulaire. Tous n’écopent toutefois pas, et reviennent à leur base pour remplir leur réservoir d’eau, de mousse ou de produit retardant. Bien évidemment, l’actualité à contribué à remettre le sujet sur le tapis. À Genève et à Fribourg, des élus et partis cantonaux poussent pour étudier la question, tandis que l’écologiste Raphaël Mahaim déposera en septembre une motion transpartisane afin de réétudier la question.

Outre la volonté politique, d’autres problématiques sont soulevées par cette potentielle acquisition : où former les pilotes suisses aux très exigeantes manœuvres de lutte incendie sur avion bombardier d’eau ? Quel budget sera mis à contribution ? Les cantons sont-ils prêts à abandonner certaines de leurs prérogatives afin de faciliter l’achat et la mise en œuvre de ces appareils ? Et d’ailleurs, auprès de qui se fournir ? En effet, les « canadairs » tels que l’opinion publique se les représente certainement viennent seulement de connaître une nouvelle mise en production, chez le canadien De Havilland avec le DHC-515. Les premiers appareils ne devraient toutefois être disponibles qu’en 2029. D’autres modèles existent, tel que le léger Air Tractor.

Il semble aujourd’hui illusoire de penser que ces appareils pourront être mis en œuvre sans un soutien des Forces aériennes, seule entité étatique disposant de la masse et des compétences pour ce faire. Ce qui nous amène vers « l’ultime réserve » de la Confédération : l’armée. Celle-ci possède-t-elle des moyens de lutte incendie ? Oui, les bataillons de sauvetage disposent du matériel nécessaire, d’ailleurs renouvelé grâce à un crédit de 116 millions de francs au travers du Programme d’armement 2020. L’armée compte 5 de ces unités : les bataillons 1, 2, 3 et 4, incorporés dans les 4 divisions territoriales, ainsi que le Katastrophenhilfe Bereitschaftsbatallion (Kata Hi Ber Bat), qui est une unité en service long. Celle-ci compte environ 400 incorporés et peut être soutenue par les 400 autres militaires de la Logistikbereitschaftskompanie (Log Ber KP), et les 300 de la Führungsunterstützungsbereitschaftskompanie (FU Ber Kp) – attention à la mâchoire – aussi en service long.

Les membres des bataillons de sauvetage s’entraînent régulièrement à la maîtrise des grands feux, plutôt dans des contextes de catastrophes industrielles semble-t-il. En outre, les quatre premières unités ne sont évidemment pas toujours en service. Le Kata Hi Ber Bat l’est quant à lui par roulement. En effet, sa première compagnie (104) entre en service en janvier et la seconde (204) en juin, permettant de disposer de ces spécialistes en quasi-permanence. Quasi, car il y a un petit trou entre fin avril et mi-mai. À ce moment-là, seuls les professionnels sont en service. Pour compenser, l’armée prévoit alors des cours de répétition des autres bataillons de sauvetage ou du génie. Cette petite lacune sera comblée avec la modification des départs d’école de recrues, qui entrera en vigueur en janvier 2027.

Grâce ce dispositif, des détachements sont régulièrement mobilisés, en Suisse comme à l’étranger, par exemple lors du tremblement de terre meurtrier de février 2023 en Turquie, où 20 militaires faisaient partie des 87 personnes du détachement de la Chaîne suisse de sauvetage. Il reste toutefois un écueil à l’envoi de nos militaires dans des opérations d’aide internationale : la loi ne permet pas de forcer nos conscrits à se rendre dans un autre pays. Leur engagement ne peut donc se faire que sur base volontaire. La législation sera peut-être modifiée afin d’obliger nos citoyens à effectuer des cours de répétition en dehors de nos frontières, mais uniquement dans un but de formation.

L’un dans l’autre, nous ne pouvons aujourd’hui pas forcément faire beaucoup plus que ce qui a été fait jusqu’ici. Même si des réserves existent, celles-ci restent limitées et doivent globalement être conservées pour les événements en Suisse. Afin de pallier cela, il pourrait être pertinent de réfléchir à la création d’un second Kata Hi Bat en service long. Le nombre de militaires passant par cette voie est aujourd’hui plafonné à 15 % du total des effectifs de l’armée, soit environ 2700 incorporés annuellement. Mais un rapport du Contrôle fédéral des finances daté d’octobre 2021 indique que ce pourcentage est pour le moins légèrement justifié. Une faible hausse de celui-ci permettrait de mettre sur pied cette unité supplémentaire. Une possibilité alternative serait de transformer une autre unité en service long en bataillon d’aide en cas de catastrophe, par exemple celle de la police militaire, comptant 320 membres. La manière dont a été décidée la répartition des militaires en service long entre les différentes unités n’est d’ailleurs pas plus documentée que le plafond des 15%. L’on constate aussi que les recommandations du CDF sur ces questions, pourtant approuvées par le Groupement défense, sont restées lettre morte depuis. Peut-être y a-t-il eu réflexion ou examen, mais ces éléments n’ont à notre connaissance pas été rendus publics.

Mais pourquoi faire plus, demanderez-vous ? Cela entraînerait des coûts. Bien évidemment. Les catastrophes ne pouvant cependant être planifiées, le montant de ces interventions pourrait ne pas être prévu au budget – en tout cas celui de la Confédération, et plus encore celui du DDPS – afin de ne pas le grever. Il existe en effet un mécanisme de « crédits supplémentaires » qui « sont des fonds qui sont sollicités au cours de l’exercice budgétaire pour couvrir des dépenses imprévues. » En ce qui concerne l’équipement d’un bataillon supplémentaire, l’investissement devrait être relativement contenu. Si 116 millions ont permis d’outiller 4 unités, l’on peut rapidement estimer qu’une trentaine de millions devrait permettre d’en fournir un autre.

Outre la sécurité qu’amèneraient ces moyens supplémentaires à notre pays, plusieurs raisons plaident pour un « interventionnisme humanitaire » plus marqué. Tout cela ne serait d’ailleurs pas désintéressé, comme bien souvent. Premièrement, nous aurons à l’évidence besoin d’aide internationale un jour, pour une catastrophe ou l’autre. Cela a d’ailleurs déjà été le cas, lors du drame de Crans-Montana, épisode durant lequel les nations voisines ont mis à disposition leurs infrastructures hospitalières. Le cas échéant, nous aurons plus de chances d’obtenir du soutien si nous en avons nous-mêmes fourni. Toutefois, il est probable qu’en cas de sécheresse généralisée en Europe, nous ne pourrons compter que sur une aide restreinte, voire par d’aide du tout.

Ensuite, cela pourrait motiver nos jeunes à s’engager dans nos différents corps, civils comme militaires. L’idée de contribuer à aider son prochain et préserver les forêts et les biens constituerait certainement un attrait puissant. Plus que d’attendre en caserne ou de faire la circulation lors d’une manifestation. Dans le même ordre d’idée, cela renforcerait sans doute l’image de l’armée et de la PCi, dans le pays comme à l’étranger. Dans un contexte où toute participation militaire hors des frontières demeure politiquement sensible, l’aide internationale en cas de catastrophe constitue probablement l’une des rares formes d’engagement extérieur susceptibles de recueillir un large soutien politique et populaire. L’intervention de nos 34 pompiers en France semble en effet avoir rendu nos concitoyens particulièrement fiers, et à raison ! À notre sens, systématiser et accroître ce genre d’intervention permettrait à la Suisse de renforcer son influence tout en restant fidèle à sa tradition humanitaire.

Enfin, cela permettrait de former notre personnel, du rang comme des cadres, et cela tant pour la technique elle-même que pour la planification d’opérations en situation difficile voire dégradée et contrainte par le temps. Il y a donc un intérêt concret à disposer de plus de moyens et de ressources humaines à envoyer à l’étranger pour nos différents organismes, qui n’ont souvent pour seul horizon que l’entraînement. Fort heureusement, est-on tenté de dire.

On le voit ici – et de manière probablement incomplète, d’ailleurs – l’envoi à l’étranger d’un corps helvète d’aide en cas de catastrophe est possible, mais conditionné par certains aspects légaux, organisationnels et matériels. Nous nous sommes ici passablement focalisés sur la lutte contre les incendies puisqu’il s’agit de la problématique actuelle mais il est évident que les capacités évoquées peuvent également servir lors d’inondations, séismes, accidents industriels, etc. Notre pays ne disposant que d’un bataillon en service long spécialisé dans le domaine et pas de protection civile organisée au niveau fédéral, ses moyens sont limités. L’augmentation de ceux-ci aurait certainement un intérêt technique, diplomatique et sécuritaire. Les réformes à venir amèneront peut-être quelques pistes afin de renforcer les possibilités dans ce domaine, même s’il y a une tension avec le besoin de renforcement des capacités de combat. Cela n’empêche pas de faire des réflexions et des propositions à ce sujet, afin, si possible, ne pas attendre 10 ans pour entreprendre une modification.

Sources :

Communiqué de presse du DDPS, « La Suisse soutient la France dans la lutte contre les incendies avec trois hélicoptères de l’armée », 27.07.2026 : https://www.vbs.admin.ch/fr/newnsb/lvgciQmUqPzo

Communiqué de presse du DDPS, « La Suisse tire un bilan positif de son engagement de lutte contre les incendies en Corse », 07.08.2026 : https://www.vbs.admin.ch/fr/newnsb/XMtTTW4mhQtX

SALAMIN, Mathilde, MAY, Juliette, « Des pompiers suisses envoyés en renfort en France pour lutter contre les immenses feux de forêt », in RTS Info, 25.07.2026 : https://www.rts.ch/info/regions/geneve/2026/article/incendies-en-france-34-pompiers-suisses-envoyes-en-renfort-29312415.html

EIGENMANN, Julie, « Feux de forêt, inondations, tempêtes… La multiplication des dangers naturels questionne le système suisse des pompiers volontaires » in Le Temps, 31.07.2026 : https://www.letemps.ch/carrieres-et-formation/feux-de-foret-inondations-tempetes-la-multiplication-des-dangers-naturels-questionne-le-systeme-suisse-des-pompiers-volontaires

ANTONOFF, Laurent, « La nouvelle arme des pompiers vaudois contre les feux de l’été » in 24 Heures, 16.07.2026 : https://www.24heures.ch/vaud-la-nouvelle-arme-des-pompiers-contre-les-feux-de-foret-610852958405

MÈSOT, Lorène, « «Les Français ne pourront pas toujours être là» : les pompiers de Genève, Vaud et Neuchâtel s’unissent contre les feux de végétation » in Le Temps, 28.07.2026 : https://www.letemps.ch/suisse/les-francais-ne-pourront-pas-toujours-etre-la-les-pompiers-de-geneve-vaud-et-neuchatel-s-unissent-contre-les-feux-de-vegetation

HADDOU, Romaric, « Un «mégafeu» comme en Gironde est-il possible en Suisse ? » in 24 Heures, 30.07.2026 : https://www.24heures.ch/incendie-un-megafeu-comme-en-gironde-est-il-possible-en-suisse-759115816941

Objet 23.3763, Motion Fridez, « Acquérir sans attendre au moins un avion de lutte contre les incendies », 16.06.2023 : https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20233763

PAUCHARD, Yan, « Face aux sécheresses, des parlementaires relancent l’idée d’acheter des canadairs », in Le Temps, 25.06.2023 : https://www.letemps.ch/suisse/face-aux-secheresses-des-parlementaires-relancent-l-idee-d-acheter-des-canadairs

GOUMAZ, Magalie, « Fribourg ne va pas acheter seul un Canadair» selon le conseiller d’Etat Romain Collaud », in La Liberté, 29.07.2026 : https://www.laliberte.ch/articles/regions/canton/un-concept-cantonal-est-pret-1415990

KOLLER, Frédéric, « Le Vert Raphaël Mahaim défend une union sacrée pour l’achat de canadairs » in Le Temps, 02.08.2026 : https://www.letemps.ch/sciences/environnement/le-vert-raphael-mahaim-defend-une-union-sacree-pour-l-achat-de-canadairs

KÜMMERLING, Pascal, « Pourquoi Berne ne peut pas acheter de Canadair ? » in Avia News, 28.07.2026 : https://www.avianews.ch/post/pourquoi-berne-ne-peut-pas-acheter-de-canadair

Communiqué de presse du DDPS, « Mesures visant à améliorer les effectifs de la protection civile : le Conseil fédéral fait entrer en vigueur la première révision de la loi », 12.11.2025 : https://www.vbs.admin.ch/fr/newnsb/9azGe7HB54Wg7vPbYktEK

Groupement défense, « Aide militaire en cas de catastrophe », 27.07.2026 : https://www.vtg.admin.ch/fr/aide-militaire-en-cas-de-catastrophe

Communiqué de presse du Conseil fédéral, « Adaptation du début des ER au calendrier des apprentissages », 22.08.2024 : https://www.admin.ch/fr/nsb?id=102130

PFISTER, Matthias, « Les troupes de sauvetage », in Revue Militaire Suisse, 2022/2, pp.42-45.

Conseil fédéral, Message sur l’armée 2020, 19.02.2020 : https://politchronik.swiss/references/380628/download?filename=FF%2C+2020%2Cp.2173s.pdf&inline=true&locale=fr#zoom=page-fit

Groupement défense, « Heureux d’avoir pu sauver des vies », 15.02.2023 : https://www.vtg.admin.ch/fr/-heureux-davoir-pu-sauver-des-vies-

Administration fédérale des finances, « Crédits supplémentaires », 01.07.2025 : https://www.efv.admin.ch/fr/credits-supplementaires

Contrôle fédéral des finances, Evaluation des Durchdienermodells in der Schweizer Armee, 31.03.2021 : https://www.efk.admin.ch/wp-content/uploads/publikationen/berichte/sicherheit_und_umwelt/verteidigung_und_armee/18541/18541be-endgueltige-fassung-v04.pdf